Suite à une bonne nuit de sommeil et un bon petit déjeuner agrémenté d’œufs de caille, nous reprenons la route en direction de la petite épicerie du village pour faire le plein ! Parce qu’après 2 jours, on a bien compris que le repas du midi était très important quand on marche toute la journée, alors salade, saucisson et bonbons sont de la partie. En sortant de l’épicerie, on croise Amélie et Thomas, rien de mieux que de débuter ce début de journée tous ensemble dans la bonne humeur ! Pris dans l’élan, nous manquons presque le début du sentier du GRR2. La descente continue, nous devons atteindre la rivière ! Le chemin se transforme par moment en désescalade, avec des échelles et des cordes pour nous éviter de chuter. Et on croirait pas comme ça, mais c’est assez compliqué de descendre de cette manière quand on a 20kg sur le dos. C’est raide, très raide, cependant le paysage est magnifique. On apercoit la paisible rivière au milieu des immenses montagnes qui la surplombe. Pas de bruit urbains, seule la nature nous fait entendre le bruit de l’eau, du vent et des oiseaux. On comprends enfin ce qu’est Mafate et son isolement si calme. On continue notre vertigineuse descente et l’on croise des coureurs. Oui des fous courent dans ces sentiers d’escalade, préparant surement la Diagonale des fous… On arrivent enfin au bord de la rivière, on la traverse en sautant de rochers en rochers. Encore une fois, pas si évident avec nos gros sacs. Mais on y arrive sans tomber et on s’arrête. Les deux couples nous rejoignent et on en profite tous pour piquer une tête. C’est rafraîchissant, calme et paisible. Un vrai bonheur. Les autres s’en vont, nous restons encore un peu pour manger. Ensuite on marche en parallèle de la rivière, la croisant par moment. On croise un homme dans le sens contraire traversant la rivière qui nous conseille de marcher dans l’eau. C’est moins risqué et surtout on traversera encore beaucoup la rivière. Je l’écoute tout de suite, Mieux vaut avoir les chaussures mouillées que tout le sac après une mauvaise chute. Puis le sentier est en plein caniar. Le soleil cogne et il fait chaud, mais il y a beaucoup de vent. Un peu plus loin, on recroise Thomas et Amélie de l’autre côté de la rivière. Ils nous disent que c’est la dernière fois qu’on traverse. Je saute sur l’occasion, ou plutôt dans l’eau sans hésiter ! Et Benjamin en profite pour boire, ce qui n’est pas la meilleure des idée ! Ahaha Pour les prochaines fois, on utilise la paille filtrante pour éviter tout désagréments ! On rempli les gourdes et les bouteilles et maintenant on s’attaque à la montée en direction d’Aurère. Autant le dire tout de suite, cette montée est atroce ! Les marches n’en finissent pas. Ce soir pas de réservation ni pour manger ni pour dormir ! Normalement il y a un camping, mais avec notre mésaventure de camping fermé à Dos d’Ane, on s’arrête plusieurs fois dans la montée pour passer des coups de fil ! En commençant bien sur par le camping sans réponse. Puis on appelle le Poinsettia, la dame adorable nous dit qu’il n’y a pas de lit, mais qu’il y aura 2 assiettes pour nous si on veut manger et ça c’est cool. La bouffe c’est la vie, surtout quand le corps est mis à rude épreuve ! On continue à monter, toujours et encore. Les pauses se multiplient. L’essoufflement est de plus en plus régulier. Les jambes se font lourdes, tout autant que nos sacs. Mais on tient bon et on avance ! Voilà Aurère, il est aux alentours de 17h.. On regarde Maps pour aller au camping, et… on se perds en voulant descendre trop bas ! Ahaha Il suffit de continuer sur le chemin principal pour accéder à tous les gîtes. On descend, le camping est à l’autre bout ! On croise Sylvain et Sebastien, ils étaient encore en vadrouille après une journée pareille, dingue. Voilà le camping/ferme, c’est vraiment sympas, la vue est juste splendide. C’est tout bon on peut poser notre tente. Par contre c’est trop tard pour le repas ! On rappelle vite le Poinsettia pour savoir si c’est toujours bon pour manger et c’est bon ! Tente posée, douche chaude, température agréable, tout est parfait ! On se dirige vers le Ponsettia et on croise Thomas et Anais dans un autre gîte, ils en on aussi chié dans cette super montée. Une fois au gîte, la Dodo fraiche est plus qu’appréciée. On se mets à table avec Thomas et Amélie, puis la patronne vient nous demander de changer de table. La raison, une femme ne voulait pas qu’on mange à 13 à table… AHAHA Satanées superstitions ! Mais on se déplace bien volontiers, et on se retrouve à côté d’un groupe de 4 amis et de 2 sages-femmes normands vivant en Mayotte depuis 1 et 2 ans. C’est vraiment génial ces repas conviviaux ! Le repas est succulent et énorme ! Après un repas plus que copieux, un retour vers le camping dans la pénombre nous attend. Lampe frontale en place, on redescend et c’est parti pour une bonne nuit.

Laisser un commentaire