Cette nuit fût des plus difficiles… Non pas à cause de la tente, du matelas, de la température,…. mais à cause de ces foutus Coqs ! En plein milieu de la nuit, un coq a,  au loin, poussé son cocorico. Quelques minutes plus tard, c’est le coq de notre camping qui lui répondait… Et ils n’ont pas arrêté de la nuit. Étaient-ils aveugles et ne voyaient pas la lumière du jour, ou faisaient-ils une compétition de celui qui cocorico le plus de fois avant le levé du soleil ? On se saura jamais. Quoiqu’il en soit, c’était de sacrés garnements ! Après un passage au SUPERmarché du Poinsettia, nous voilà en route avec notre petite salade et de l’eau, pas de petit déjeuner aujourd’hui. Il est 9 heures environ quand on décolle de Aurère. Direction l’îlet à Malheur, un nom des plus rassurants ! On commence à descendre pour arriver au bord au niveau d’un pont, qui indique 1 personne à la fois. on descend au bord de l’eau pour piquer une tête avec tout le monde ! Seuls les plus téméraires se sont baignés dans cette eau froide ahah. Avec Ben, on reste un peu pour prendre quelques photos des cascades que nous offraient la rivière. Arrivé à l’îlet à Malheur, rien de bien particulier, tout va bien ! On descend un peu puis on remonte pour arriver à la Plaque. En redescendant on arrive à nouveau au bord de la rivière. On pique-nique tranquillement au bord de l’eau dans un coin ombragé et fort sympathique. Le bruit tranquille de l’eau et cette météo parfaite font de cet instant un petit moment de détente très appréciable. On remonte encore une fois, vers l’îlet de Bourse. Puis on redescend. Arrivé en bas, on se pose sur une table en bois. Thomas et Amélie arrivèrent peu de temps après et on leur laisse notre place. En partant, on leur dit qu’on est presque arrivés au gîte. En avançant, je plaisante avec Ben en lui disant que le gîte que l’on aperçoit au loin et en hauteur sera le notre. Eh bien, c’était le nôtre. La montée de ce petit sentier était à la fois difficile et très rapide, l’arrivée étant imminente, notre motivation était au top. Une fois devant le portail, un couple attendait. Il était 14h30 et le gîte n’ouvrait qu’à 15h… On se met à l’ombre avec eux. Ils font eux aussi la traversée de l’île et ont eux aussi eu du mal à trouver du gaz, au final ils ont dû prendre le bus pour aller dans une autre ville pour en trouver.  Ils nous raconte qu’eux on déjà fait le GR20,en Corse, en complète autonomie. Et selon eux, le GRR2 est moins technique mais plus physique. Ça nous rassure, parce qu’on est crevés tous les soirs depuis le début ! Vers 14h40, la dame du gîte vient nous ouvrir et nous montre nos dortoirs. On se retrouve avec Sébastien et Sylvain ! Ce gîte, le Coeur de Mafate porte vraiment, mais alors vraiment, bien son nom. Il est situé au milieu d’un paysage exceptionnel et un peu en hauteur. L’endroit est vraiment idyllique. Mais, il n’y a plus de Dodo ! Un autre randonneur, exténué arrive. Il voulait absolument sa Dodo de réconfort. Il est donc redescendu jusqu’à un autre gîte à 10 minutes théoriques… Il est revenu 1 heure plus tard avec sa Dodo ! On prend le temps de profiter et de se reposer. Je commence enfin à rédiger mon journal de bord. Encore une fois, la vue était magnifique. A table avec moi, pendant ma rédaction, Thomas cherchait un moyen de raccourcir le trajet, et pensait même arrêter avant la fin (Spoile : il ne le fera pas et sera même triste de devoir arrêter à la fin de son trajet !). En discutant avec Sébastien le guide, il nous dit qu’en prenant le GRR3 le lendemain et en passant par les 3 Roches, ce serait plus simple et même peut être plus intéressant. On l’écoute et on décide tous de passer par là sauf Sébastien et Sylvain. Mais eux, ce sont des machines ! Un peu plus tard, on prend le repas et la dame du gîte qui semblait froide et timide au premier abord, était en réalité adorable et tellement gentille ! Elle discute avec nous et on passe un très bon moment, très conviviale. La nuit sera longue et très reposante.

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