La Grande traversée de l’île de la Réunion en 12 jours à pieds | Trek GRR2

Bonjour internaute ! Après une année de tranquillité, nous voilà à nouveau en quête d’aventures et de découvertes ! Suite au Trek en Islande de 2017 qui nous a bien plu, nous avons décidé de continuer sur cette lancé. Au printemps 2018 nous hésitions entre le tour du mont blanc (à faire à pied) et la traversée de l’île de la Réunion, le fameux GRR2 qui reprend en partie le tracé de la mythique Diagonale des fous. Au final c’est en Octobre de la même année que nous avons décidé de partir sur l’île de la Réunion pour un séjour de 3 semaines. Sur place nous sommes restés avec le papa de Victor (qui habite à la Réunion) 1 semaine pour découvrir l’île, puis chaussures aux pieds et sac sur le dos nous avons emprunté le sentier du GRR2 pour une traversée de 12 jours, de SAINT-DENIS au Nord à SAINT-PHILIPPE au Sud-Est.

Carte Réunion

Les étapes du trek GRR2

Le GRR2 est constitué de 12 étapes, soit une étape par jour. Nous sommes partis un vendredi matin 2 Novembre 2018 du quartier de la Providence à Saint Denis. Après une montée très difficile nous avons pu dormir dans notre premier Gîte de La Roche Ecrite situé 1800m au-dessus de Saint-Denis. Un réveil de bonne heure nous a permis de pleinement apprécier le levé de soleil sur le cirque de Salazie avant de rejoindre Dos-D’âne à pied… De là nous avons pris la direction du centre de l’île et ainsi du cirque de Mafate, notre premier arrêt fût Aurère suivi de Grand Place, Roche Plate et Marla. La suite du sentier nous a fait sortir du cirque pour nous mener à Cilaos qui est la plus grosse ville au centre de l’île (accessible par voiture). Une bonne nuit de sommeil dans un hôtel de la ville nous a permis d’attaquer la montée du Piton des Neiges en toute sérénité. Trop gourmand, c’est au sommet que nous avons bivouacé et c’est dans nos têtes que cette mer de nuage restera gravée. Le lendemain fût une longue journée de descente finissant à Bourg Murat petit village proche du Piton de la Fournaise. La tête encore dans les nuages c’est de bon matin que nous avons attaqué notre montée au Gite du Volcan. Nous avons profité de la journée suivante pour découvrir (sans les gros sacs !) le Piton de la Fournaise, son enclos et ses différents cratères dont le principal : le cratère Dolomieu. Un peu nostalgiques et stressés à l’idée d’attaquer notre plus grosse et dernière journée de Trek, c’est tôt dans la matinée que nous sommes partis pour une descente de 9h30 à travers les paysages volcaniques et la jungle hostile. Exténués mais fiers du chemin parcouru, nous avons fini la traversée de l’île un Mercredi 14 Novembre à 17h dans le petit village de Basse Vallée commune de Saint Philippe.

Maintenant place au détails de ce périple !

 

DAY 1 | Saint-Denis > Roche Ecrite

Bonjour à vous tous qui nous lirez, aujourd’hui je me lance pour vous faire le récit de notre aventure à la Réunion. Aventure durant laquelle nous avons traversé l’île à la seule force de nos pieds et de nos jambes. Tout commence le vendredi 2 novembre à 7h24 du matin, ou 4h24 pour les métropolitains, lorsque nous sortons de l’hotel Indian Select Ocean situé au centre de Saint-Denis. Le soleil est déjà levé depuis plus de 2h mais la température est agréable, il ne fait ni trop chaud ni trop froid. Nous sommes à la fois excités par ce que nous allons voir et découvrir durant ce trek de 12 jours et dubitatifs quant à la difficulté de ce fameux GRR2 de plus de 140km. Nous commençons donc à traverser la ville avec nos sac de 18kg sur le dos. En suivant le plan de Maps sur nos smartphone, nous entrons dans un quartier administratif. On commence à avancer quand un homme nous interpelle gentiment en nous demandant où nous allions. Après lui avoir dit qu’on cherchait le GRR2, il nous répond que par ici, on ne risquait pas d’aller très loin et qu’il nous suffisait de revenir sur nos pas et de continuer 200m sur la route. Même pas 30 minutes de marche et nous nous étions déjà égarés. Ca promet pour la suite ! Il est 8h du matin et nous voilà au départ du sentier de la providence, départ officiel du GR. Le panneau nous indique sans autre que pour arriver au gîte de la Roche Ecrite nous aurons 1800m de dénivelé positif, que le parcours est très difficile et que le temps estimé est de 7h de marche. Jusque là pas de grande surprise, l’appréhension de la difficulté étant présente depuis le début, ce panneau ne fait que confirmer que ça va être dur tout de suite. C’est parti, nous entamons l’ascension sur le sentier de la providence. le sentier est large et agréable à parcourir. Le soleil est bel et bien de la partie et il cogne. Nous arrivons assez rapidement dans la forêt. Une forêt très claire et lumineuse. Nous continuons à monter, toujours et encore. Puis nous nous étonnons à traverser une forêts de bambous ! C’est beau et paisible mais c’est déjà dur, la montée est constante et il n’y a jamais de plat. Des panneaux indiquent qu’il faut suivre le chemin et ne pas prendre de raccourcis sans quoi on pourrait créer des ravines qui causeraient des dégâts à la forêt. Parce qu’à la Réunion, quand il pleut, c’est rapidement le déluge, et l’eau coule à flots de la montagne s’engouffrant là ou elle peut ! Alors respectons cette belle nature et suivons tous le sentier ! Après quelques longues heures de monté nous arrivons, enfin, à la ville du Brulé. Une fontaine de l’autre coté de la petite route nous attendait patiemment. Poser le sac, boire et manger des sucreries nous redonne des forces. Un autre duo nous rejoint, il s’agit de Sylvain et Sébastien, nous les saluons, mais ils ne traînent pas et repartent assez rapidement. Un trio de jeunes arrive lui aussi et repart dans la foulée après quelques gorgées à la fontaine. Nous décidons après une longue pause d’un petit quart d’heure, de reprendre la route. C’est donc hydratés et pleins d’énergie que nous repartons. Il nous fallait traversé le village, celui-ci étant très étendu. La route monte en lacets, mais le GRR2 nous permet de couper à travers forêt et petits sentiers entre les habitations du village. Les sentiers sont tous différents, certains colorés, d’autres envahis par la végétation, parfois boueux, ou encore quelque uns un peu sales et pas franchement accueillants. Le soleil nous abandonne pour laissé place à un ciel gris et une très légère pluie. Après quelques minutes, on prend le temps de mettre les capotes sur nos sacs, ce serait ennuyeux d’avoir toutes nos affaires mouillées dès le premier jour ! La montée est dure, très dure. Les petits sentiers qui coupent sont parfois difficiles à trouver et nous passons par la route. Les petites pauses de quelques secondes se font de plus en plus nombreuses. On est rapidement essoufflés et les sacs sont lourds, très lourds. Mais on continue. Le sentier n’est pas dingue, la météo non plus et la motivation n’est en conséquence pas extraordinaire. Mais notre détermination est quant à elle toujours au top ! Nous montons encore et toujours. Puis nous sortons enfin de ce petit village immense. Nous sommes a présent au Mamode Camp. Beaucoup de randonneurs commence leur TREK ici. La pluie s’est intensifiée et elle finit le travail de la sueur. Nous voilà en short et t-shirt absolument complètement mouillés. Mouillé pour mouillé, la pluie nous rafraîchit pendant l’effort ! Nous abordons un sentier magique, le paysage est très exotique et la terre d’un orange vif. Le sentier est une succession de marches et de flaques d’eau. Malgré la pluie, c’est vraiment beau ! On croise plusieurs familles qui redescendent. Les enfants nous souhaitent bonne chance et l’un d’eux nous dit “C’est aussi loin que le soleil”, on rigole et on espère qu’il exagère. La marche s’éternise. La pluie a raison de nous, et nous mettons enfin nos Kways pour éviter de tomber malades. Nous quittons ce magnifique sentier orange exotique pour entrer dans une forêt humide et boueuse. La fatigue augmente proportionnellement au nombre de pauses. D’autres groupes sont aux alentours, c’est dur pour tout le monde. La pluie n’aura duré qu’une heure, mais aura suffit à nous mouiller jusqu’à l’os. Nous ouvrons les yeux, en espérant apercevoir le gîte. Soudain Benjamin me dit qu’il y a un bâtiment, il était là. nous y sommes ! On s’asseoit sur la terrasse, les épaules et les jambes complètements cassées mais avec un sourire immense, reflet de notre bonheur d’être enfin arrivés. On profite de l’instant. Puis on se décide à aller dans le gîte pour savoir où on dort. Une jeune femme nous indique le dortoirs où nous dormirons avec 4 autres randonneurs. Elle nous prévient qu’il y a des sanitaires mais que la douche est froide ! On part s’installer et nous voilà sous la douche. Après une telle journée, peu importe la température, la douche est nécessaire. Mais alors là, l’eau était vraiment glaciale ! On passe sous l’eau 2,5 secondes, on se savonne et on retourne sous l’eau le moins longtemps possible ! Après cette douche glaciale expresse, nous allons à la salle à manger du gîte pour prendre une bonne bière fraîche. La fameuse Dodo ! Puis vient le repas. Tout le monde se met à table et on nous sert du rhum arrangé comme apéritif. Après ça sur la table centrale, le riz, les lentilles et le poulet sont présentés. Chacun fait la queue pour se servir. C’était vraiment délicieux et copieux. Et c’est avec le ventre plein et les corps complètement cassés que nous allons nous couchés alors qu’il n’est que 20h30 ! Mais demain la journée commence tôt ! 

 DAY 2 | Roche Ecrite > Dos d’Ane

BipBipBip… 3h15, l’alarme de ma montre se met a retentir. Il est l’heure pour nous de nous éclipser du dortoir pour aller affronter la nuit. La nuit fût calme et reposante bien que tout était un peu humide et froid. Nous tentons, tant bien que mal, de sortir en faisant le moins de bruit possible. Nous prenons lampes frontales, appareils photo et eaux. Rien de plus. Il n’est que 3h45 quand nous partons avec de minuscules sac en direction du sommet de la Roche Ecrite. Les lampes sur le front, nous avançons dans la pénombre. Le ciel est étoilé comme jamais. Il fait encore froid, mais la nuit est apaisante et nous nous réveillons peu à peu en marchant dans ce silence fort agréable. Au bout de 45 minutes de marche, les premières lueur du jour viennent se joindre au ciel étoilé. Le spectacle est splendide. Nous continuons notre ascension, et nous accélérons le pas. Il s’agit là d’une course contre le soleil, le but étant d’arriver au sommet avant que celui-ci ne se lève ! En nous retournant, nous apercevons une 10aines de lumières en fil indienne au loin, ce sont les autres randonneurs qui arrivent eux aussi. Ils avancent vite, très vite. Un homme nous dépasse, il est presque en train de courir. Nous arrivons au sommet. Le soleil n’a pas encore fait son apparition mais nous pouvons déjà nous émerveiller devant le cirque de Salazi ! La vue est juste hallucinante, les maisons sembles minuscules tandis que les montagnes au alentours semblent immenses. Il n’y a aucun nuage au dessus du cirque, tout est clair, tout est nette. Puis quelques minutes plus tard, vers 5h30, le soleil se joint à nous pour notre plus grand bonheur, la chaleur de ses rayons nous réchauffe, tandis que sa lumière donne un aspect encore plus merveilleux au cirque qui était déjà splendide. Après une bonne demi-heure à profiter du soleil et de la vue, nous redescendons vers le gîte. En repartant, un voile se formait au dessus du cirque, c’est pour cette raison qu’il est préférable d’y aller avant le soleil. En descendant, nous suivons les flèches. Nous doutons d’être sur le bon chemin, mais nous pensons reconnaître certains passages. Après 15 minutes, nous voilà à la Caverne du Soldat, une petite grotte avec une cascade, sympas mais rien de fou. On s’est bien planté. Encore. Nous remontons et coupons vers la droite pour retrouver le chemin du gîte, nous n’aurons perdu que 5 minutes au final ! Arrivés au gîte, le petit déjeuner nous attend, quelques biscottes de confiture, du café et du jus d’orange. Pas très copieux mais c’est déjà ça. Il est environ 9h quand nous repartons du gîte en direction de Dos d’Ane. On descend, et quelques minutes plus tard, un panneau indique qu’un point de vue se trouve à 5 minutes. Pleins d’énergie, nous ne manquons pas de prendre notre temps pour voir tous les points de vue possibles. Nous nous engouffrons donc dans ce petit sentier. On dépose nos énormes sacs à l’entrée et on continue. Quelques minutes plus tard, le chemin devient de moins en moins accessible. On continue a suivre les rubans blanc et rouge. Après 15min on se dit qu’on a du se tromper, mais je continue seul pensant que le point de vue serait peut être juste après ahah. Après 30 minutes à travers les bois, Ben me cris “Victor y a quelque chose ?”. Malheureusement il n’y avait rien, alors c’est parti pour le retour. Arrivés au niveau d’un feu de camp éteint, un autre sentier allait de l’autre coté. On essaye, et on tombe sur un rocher avec une vue sur le cirque de Mafate. Le voilà notre premier point de vue sur ce magnifique cirque. Magnifique. Après quelques photos, nous repartons vers le GRR2. C’est la que l’on croise pour la première fois Anais et Thomas (un couple que nous retrouverons tout le long du GRR2) ! On leur explique bien que si ils veulent voir le point de vue il faut aller à gauche du feu de camp et non à droite comme nous… Il nous aura fallu 1 heure au lieu de 10 minutes ! C’est reparti pour la descente. On descend, puis on remonte, puis on descend pour remonter, etc. Le dénivelé négatif est rude. Je n’ai pas de bâtons, et les genoux soufrent. Je récupère 2 bâtons au bord du chemin. Ça va mieux ! Un peu plus loin, le sentier se transforme en un mur. Oui il nous fallait monter un mur ! Je lache un “Ah ouai …” et j’entends un rire venant du haut du mur suivi de “Ça se fait” ! Je monte et c’était Amélie avec Thomas (un autre couple avec qui nous partagerons cette aventure) qui faisaient une petite pause. On continue à descendre. Un peu plus loin on croise 3 réunionnaises qui venaient de Dos d’Ane. Elles portaient de petites baskets et n’avait que des bâtons récupérés sur le chemin, comme les miens d’ailleurs. Elle nous dirent que c’était la première fois qu’elles montaient ici, qu’elles n’avaient jamais pris le temps de faire ce que tous les touristes font ! La on s’est dit que la suite ne devrait pas être trop dur… Grossière erreur. Les marches étaient énormes et les genoux n’aimaient vraiment pas cette descente. On descend encore et encore pour arriver finalement sur une crète. Le sentier est étroit et nous donne une vue exceptionnelle sur Mafate à notre gauche et sur Dos d’Ane à notre droite. Le spectacle est splendide et nous pouvons même apercevoir l’océan au loin. C’est magique. Mais ce n’est pas fini, la descente continue. On arrive enfin sur Dos d’Ane avec une légère pluie. Maintenant nous devons traverser le village pour aller au camping car nous n’avons pas de réservation pour le soir. Il est 15h quand nous sommes à l’entrée du Gîte/Camping. C’est le jardinier qui nous reçois et nous dit qu’il attend le patron. Il nous offre gentiment de l’Oasis et nous attendons avec lui. 1 heure après il nous donne le numéro de son patron pour que l’on appelle. Il répond, enfin sa femme répond et nous dit que le gîte est fermé aujourd’hui. Nous n’aurons donc pas de camping pour ce soir. Nous revenons sur nos pas et nous nous posons pour appeler les autres gîtes. Après 3 ou 4 refus, nous nous dirigeons vers le gîte des Acacias. Le seul gîte étape qui ne nous répondait pas. Sur le chemin on se dit que si on ne peut pas avec un lit, ni une place de tente dans le jardin nous irons camper sur le chemin vers Mafate. Une fois la bas, nous sommes accueilli par le propriétaire qui nous installe dans une chambre 6 personne, dans laquelle nous ne seront que 2 à dormir ! Quel luxe. On retrouve les 2 couples ainsi que d’autres randonneurs du GRR2. Après une bonne dodo fraiche et une bonne douche chaude, 7 mauriciennes pleine d’energie et d’humour arrivent. On part manger le repas pendant que l’hôte nous fait quelques blagues. C’est un moment de détente et de convivialité fortement apprécié.  L’ambiance est vraiment cool, bon enfant et on apprend à connaitre tout le monde. Demain nous partirons tranquillement pour Mafate. 

 DAY 3 | Dos d’Ane > Aurere

Suite à une bonne nuit de sommeil et un bon petit déjeuner agrémenté d’œufs de caille, nous reprenons la route en direction de la petite épicerie du village pour faire le plein ! Parce qu’après 2 jours, on a bien compris que le repas du midi était très important quand on marche toute la journée, alors salade, saucisson et bonbons sont de la partie. En sortant de l’épicerie, on croise Amélie et Thomas, rien de mieux que de débuter ce début de journée tous ensemble dans la bonne humeur ! Pris dans l’élan, nous manquons presque le début du sentier du GRR2. La descente continue, nous devons atteindre la rivière ! Le chemin se transforme par moment en désescalade, avec des échelles et des cordes pour nous éviter de chuter. Et on croirait pas comme ça, mais c’est assez compliqué de descendre de cette manière quand on a 20kg sur le dos. C’est raide, très raide, cependant le paysage est magnifique. On apercoit la paisible rivière au milieu des immenses montagnes qui la surplombe. Pas de bruit urbains, seule la nature nous fait entendre le bruit de l’eau, du vent et des oiseaux. On comprends enfin ce qu’est Mafate et son isolement si calme. On continue notre vertigineuse descente et l’on croise des coureurs. Oui des fous courent dans ces sentiers d’escalade, préparant surement la Diagonale des fous… On arrivent enfin au bord de la rivière, on la traverse en sautant de rochers en rochers. Encore une fois, pas si évident avec nos gros sacs. Mais on y arrive sans tomber et on s’arrête. Les deux couples nous rejoignent et on en profite tous pour piquer une tête. C’est rafraîchissant, calme et paisible. Un vrai bonheur. Les autres s’en vont, nous restons encore un peu pour manger. Ensuite on marche en parallèle de la rivière, la croisant par moment. On croise un homme dans le sens contraire traversant la rivière qui nous conseille de marcher dans l’eau. C’est moins risqué et surtout on traversera encore beaucoup la rivière. Je l’écoute tout de suite, Mieux vaut avoir les chaussures mouillées que tout le sac après une mauvaise chute. Puis le sentier est en plein caniar. Le soleil cogne et il fait chaud, mais il y a beaucoup de vent. Un peu plus loin, on recroise Thomas et Amélie de l’autre côté de la rivière. Ils nous disent que c’est la dernière fois qu’on traverse. Je saute sur l’occasion, ou plutôt dans l’eau sans hésiter ! Et Benjamin en profite pour boire, ce qui n’est pas la meilleure des idée ! Ahaha Pour les prochaines fois, on utilise la paille filtrante pour éviter tout désagréments ! On rempli les gourdes et les bouteilles et maintenant on s’attaque à la montée en direction d’Aurère. Autant le dire tout de suite, cette montée est atroce ! Les marches n’en finissent pas. Ce soir pas de réservation ni pour manger ni pour dormir ! Normalement il y a un camping, mais avec notre mésaventure de camping fermé à Dos d’Ane, on s’arrête plusieurs fois dans la montée pour passer des coups de fil ! En commençant bien sur par le camping sans réponse. Puis on appelle le Poinsettia, la dame adorable nous dit qu’il n’y a pas de lit, mais qu’il y aura 2 assiettes pour nous si on veut manger et ça c’est cool. La bouffe c’est la vie, surtout quand le corps est mis à rude épreuve ! On continue à monter, toujours et encore. Les pauses se multiplient. L’essoufflement est de plus en plus régulier. Les jambes se font lourdes, tout autant que nos sacs. Mais on tient bon et on avance ! Voilà Aurère, il est aux alentours de 17h.. On regarde Maps pour aller au camping, et… on se perds en voulant descendre trop bas ! Ahaha Il suffit de continuer sur le chemin principal pour accéder à tous les gîtes. On descend, le camping est à l’autre bout ! On croise Sylvain et Sebastien, ils étaient encore en vadrouille après une journée pareille, dingue. Voilà le camping/ferme, c’est vraiment sympas, la vue est juste splendide. C’est tout bon on peut poser notre tente. Par contre c’est trop tard pour le repas ! On rappelle vite le Poinsettia pour savoir si c’est toujours bon pour manger et c’est bon ! Tente posée, douche chaude, température agréable, tout est parfait ! On se dirige vers le Ponsettia et on croise Thomas et Anais dans un autre gîte, ils en on aussi chié dans cette super montée. Une fois au gîte, la Dodo fraiche est plus qu’appréciée. On se mets à table avec Thomas et Amélie, puis la patronne vient nous demander de changer de table. La raison, une femme ne voulait pas qu’on mange à 13 à table… AHAHA Satanées superstitions ! Mais on se déplace bien volontiers, et on se retrouve à côté d’un groupe de 4 amis et de 2 sages-femmes normands vivant en Mayotte depuis 1 et 2 ans. C’est vraiment génial ces repas conviviaux ! Le repas est succulent et énorme ! Après un repas plus que copieux, un retour vers le camping dans la pénombre nous attend. Lampe frontale en place, on redescend et c’est parti pour une bonne nuit.

 DAY 4 | Aurère > Grand Place 

Cette nuit fût des plus difficiles… Non pas à cause de la tente, du matelas, de la température,…. mais à cause de ces foutus Coqs ! En plein milieu de la nuit, un coq a,  au loin, poussé son cocorico. Quelques minutes plus tard, c’est le coq de notre camping qui lui répondait… Et ils n’ont pas arrêté de la nuit. Étaient-ils aveugles et ne voyaient pas la lumière du jour, ou faisaient-ils une compétition de celui qui cocorico le plus de fois avant le levé du soleil ? On se saura jamais. Quoiqu’il en soit, c’était de sacrés garnements ! Après un passage au SUPERmarché du Poinsettia, nous voilà en route avec notre petite salade et de l’eau, pas de petit déjeuner aujourd’hui. Il est 9 heures environ quand on décolle de Aurère. Direction l’îlet à Malheur, un nom des plus rassurants ! On commence à descendre pour arriver au bord au niveau d’un pont, qui indique 1 personne à la fois. on descend au bord de l’eau pour piquer une tête avec tout le monde ! Seuls les plus téméraires se sont baignés dans cette eau froide ahah. Avec Ben, on reste un peu pour prendre quelques photos des cascades que nous offraient la rivière. Arrivé à l’îlet à Malheur, rien de bien particulier, tout va bien ! On descend un peu puis on remonte pour arriver à la Plaque. En redescendant on arrive à nouveau au bord de la rivière. On pique-nique tranquillement au bord de l’eau dans un coin ombragé et fort sympathique. Le bruit tranquille de l’eau et cette météo parfaite font de cet instant un petit moment de détente très appréciable. On remonte encore une fois, vers l’îlet de Bourse. Puis on redescend. Arrivé en bas, on se pose sur une table en bois. Thomas et Amélie arrivèrent peu de temps après et on leur laisse notre place. En partant, on leur dit qu’on est presque arrivés au gîte. En avançant, je plaisante avec Ben en lui disant que le gîte que l’on aperçoit au loin et en hauteur sera le notre. Eh bien, c’était le nôtre. La montée de ce petit sentier était à la fois difficile et très rapide, l’arrivée étant imminente, notre motivation était au top. Une fois devant le portail, un couple attendait. Il était 14h30 et le gîte n’ouvrait qu’à 15h… On se met à l’ombre avec eux. Ils font eux aussi la traversée de l’île et ont eux aussi eu du mal à trouver du gaz, au final ils ont dû prendre le bus pour aller dans une autre ville pour en trouver.  Ils nous raconte qu’eux on déjà fait le GR20,en Corse, en complète autonomie. Et selon eux, le GRR2 est moins technique mais plus physique. Ça nous rassure, parce qu’on est crevés tous les soirs depuis le début ! Vers 14h40, la dame du gîte vient nous ouvrir et nous montre nos dortoirs. On se retrouve avec Sébastien et Sylvain ! Ce gîte, le Coeur de Mafate porte vraiment, mais alors vraiment, bien son nom. Il est situé au milieu d’un paysage exceptionnel et un peu en hauteur. L’endroit est vraiment idyllique. Mais, il n’y a plus de Dodo ! Un autre randonneur, exténué arrive. Il voulait absolument sa Dodo de réconfort. Il est donc redescendu jusqu’à un autre gîte à 10 minutes théoriques… Il est revenu 1 heure plus tard avec sa Dodo ! On prend le temps de profiter et de se reposer. Je commence enfin à rédiger mon journal de bord. Encore une fois, la vue était magnifique. A table avec moi, pendant ma rédaction, Thomas cherchait un moyen de raccourcir le trajet, et pensait même arrêter avant la fin (Spoile : il ne le fera pas et sera même triste de devoir arrêter à la fin de son trajet !). En discutant avec Sébastien le guide, il nous dit qu’en prenant le GRR3 le lendemain et en passant par les 3 Roches, ce serait plus simple et même peut être plus intéressant. On l’écoute et on décide tous de passer par là sauf Sébastien et Sylvain. Mais eux, ce sont des machines ! Un peu plus tard, on prend le repas et la dame du gîte qui semblait froide et timide au premier abord, était en réalité adorable et tellement gentille ! Elle discute avec nous et on passe un très bon moment, très conviviale. La nuit sera longue et très reposante.

 DAY 5 | Grand Place> Roche Plate 

Rude journée en vue ! Après une bonne nuit de sommeil réparateur et un bon petit déjeuner pour nous donner toute l’énergie nécessaire, nous quittons notre gîte du Coeur de Mafate vers les 8h. Îlet des Lataniers nous voilà ! Une fois l’île des Lataniers atteint, nous avancions vers l’ilet des orangers puis nous retrouvons Amelie et Thomas a une source d’eau ! Une pause s’impose ! Nous trampons T-shirts et casquette dans la source et nous buvons à volonté avant de commencer l’ascension vers la villa des orangers. La montée est rude. Nous avançons et montons encore et encore. Nous doublons Amélie et Thomas et enfin nous arrivons à la crête. Et la, le spectacle est impressionnant ! La vue est juste splendide. Que nous regardions derrière nous ou devant nous, nous en prenons plein les yeux ! Cette crête des orangers est absolument géniale. On s’arrête un long moment, et on prend toutes un tas de photos avec Thomas et Amélie qui nous ont rejoint un peu plus tard. Après cette longue pause d’émerveillement nous redescendons de la crête en direction de roche plate. On descend au milieu des pains en marchant sur un chemin d’aiguilles fort agréable bien qu’interminable. On arrivera rapidement, tout est relatif, à Roche plate. Mais notre gîte est tout au bout du village, c’est au Mahaty Bar que nous nous arrêterons. Sur le chemin en traversant le village nous croisons Thomas et Anaïs à leur gîte qui sont arrivés bien avant nous. On continue enfin on arrive au gîte. On prend une bonne douche dans un containers, sans lumière mais avec araignées. Surprise l’eau est chaude ! Ensuite c’est direction le bar pour une dodo et un petit encart. Il n’y a plus grand-chose à manger, mais nous prenons un paquet de gâteaux, nous avons bien trop fort. C’est dodo est prise avec une vue magique est extraordinaire. Au repas, on discute avec des gens de partout. Des couples des Pyrénées, de Belgique, etc. Le repas, et comme toujours fort convivial et très copieux. Le gérant quant à lui est d’un calme absolu est très très gentil. La nuit fut bonne pour moi mais pas forcément pour tous… Une des personnes du dortoir a dormi de 20 heures à 6h30 du matin sans pause et avec ronflements illimité ! Pensez aux boules Quies…

 DAY 6 | Roche Plate > Marla 

Après un bon petit déjeuner, on part pour trois roches. C’est-à-dire que pour cette étape on ne suit plus le GRR2 mais le GRR3. D’après les différents avis et les commentaires des guides, cette portion est plus facile et rapide, et permet en plus de voir 3 Roches qui est l’un des plus beaux spots d’après eux. Arrivé là-bas, on ne peut pas voir grand-chose, le sol est glissant et la cascade plonge dans un trou de 80 m. Il vaut mieux ne pas prendre trop de risque. On remonte un peu la rivière qui a des aires de Canada sauvage avec cette rivière au milieu des montagnes et des pins. On retrouve les deux jeunes couples. Nous piquant une tête et nous mangeons à notre faim tranquillement au bord de la rivière. Après une bonne pause au soleil, on commence à remonter la rivière. Avant l’Ascension, on remplit les bouteilles et on prend quelques photos de la rivière qui est entouré de rocher. On monte jusqu’à Marla au gîte qui est une fois de plus de l’autre côté du village. Le gîte est est le TiPython. Il n’est que 14h30 comme sommes arrivés à Marla, avec Thomas et Anaïs nous nous sommes donc ils arrêter au snack bar ! On prend un soda et des samosa ou bouchons américain pour certains. Après cette petite pause bien mérité nous nous dirigeons vers les cerfs de Java que nous avions aperçu au loin. Mais impossible pour nous de nous rapprocher propre. On remonte vers le snack puis vers le gîte. On s’installe et après une bonne douche chaude, on s’assoit avec Peter et Marion. Un jeune couple en voyage de noce. Au repas du soir, il y a autant de français que d’allemand/suisses. On mange très bien, comme d’habitude, mais la barrière de la langue est bien présente ! Heureusement qu’il y a Peter et Marion pour briser cette barrière car il s’agit d’un couple franco-allemand vivant à Berlin ! On se couche assez tôt et la nuit fut très bonne.

 DAY 7 | Marla > Cilaos 

On prend un bon petit déjeuner avec tout le monde, entre français, allemands et suisses. Après un passage au snack bar pour chercher les sandwiches que nous avions réservé la veille, nous nous mettons en route en direction du col du Taibit. Ça monte raide mais on atteint assez rapidement le sommet. Il y a un monde fou là-haut. On pose les sacs et on va aux différents points de vue, certains assez dangereux mais toujours avec une vue géniale sur Mafate d’un côté et sur Cilaos de l’autre. On on reste un peu en haut et juste avant de partir Thomas et Anaïs arrivent. Après quelques anecdotes, nous entamons une sacrée descente en direction de Cilaos. On arrive à la tisanerie où toute la populace fait sa pause. On fait pareil. On prend une tisane «descente » et une « montante » avec un bout de gâteau. Les tisanes que nous buvons, sont faites maison, avec des plantes que le jardinier recolte par là-bas. C’était vraiment délicieux. On commence à entendre des gens se dépêcher parce qu’il y a un bus à 13h qui part de la route jusqu’à Cilaos, évitant ainsi un bout de randonnée. Arrivé à la route nous voyons toutes un tas de gens aller vers le bus. Nous, nous entamons la descente. Cette descente nous mène vers une cascade. La descente est longue et éprouvante pour les genoux, après un long moment nous arrivons enfin à la cascade. Il s’agit d’un jet assez puissant que l’on voit dans haut, c’est sympa. On continue ensuite vers la montée ! Parce que oui après avoir descendu au fond, il faut remonter. Elle aussi est interminable. On monte, on monte, et on monte toujours. Une fois arrivée à six Lahosse, c’est le soulagement. C’était éprouvant. On arrive en ville, on tombe sur les deux couples tout frais et avec un grand sourire alors que nous sommes au bout de notre vie. On fonce vers l’hôtel quatre étoiles. Après une bonne douche, on repart chercher de la bouffe et du gaz. Arrivés au magasin, pas de gaz. Tant pis, il n’y aura pas de repas chaud la haut. On prend beaucoup à manger et deux bouteilles d’eau parce que le lendemain on dort au piton des neiges. Après quoi nous allons boire un verre avec Thomas et Amélie au bar le sentier des randonneurs, et nous croisons les deux frères Alex et Denis. On discute, on rigole, bonne ambiance. Vers 19 heures on part pour aller manger à l’hôtel après avoir bien picolé. Sur le chemin, Ben fait tomber une de nos bouteilles d’eau et l’explose. Arrivés à l’hôtel, on monte dans notre chambre, et n’ayant pas eu le temps plutôt, on se met à faire une lessive ! Et croyez nous, faire une lessive quand on a du mal à marcher c’est pas si facile… Puis on va manger au buffet à volonté, on rentre pas trop tard parce que nous sommes crevés et pas forcément très bien puis nous dormons.

 DAY 8 | Cilaos > Piton des Neiges 

 On prend un petit déjeuner très copieux à l’hôtel, avec plusieurs fruits, petit pain, des œufs brouillés et du lard. La journée va être longue l’objectif est de monter en haut du piton des neiges. On part au leader Price pour reprendre de l’eau. Puis on prend le bus de 9h10 à six Lahosse qui nous emmène au bloc. On gagne un peu de temps sur la montée. On monte et on s’arrête au niveau d’un petit abri où il y a de l’eau qui coule à volonté. On fait le plein d’eau et on retrouve Sébastien et Sylvain. Thomas et Anaïs arrive un peu plus tard. On monte tous direction la caverne du four. Après plusieurs heures de monter dans les nuages on n’y arrive. Le ciel se découvre et on peut manger tranquillement dehors tous ensemble. Après une bonne pause, il est temps pour bennes et moi de continuer l’Ascension, estimé à 2h. On monte au soleil. La montée est rude ver on fait le plein do et on retrouve Sébastien et Sylvain. Thomas et Anaïs arrive un peu plus tard. On monte tous direction la caverne du four. Après plusieurs heures de monter dans les nuages on n’y arrive. Le ciel se découvre et on peut manger tranquillement dehors tous ensemble. Après une bonne pause, il est temps pour bennes et moi de continuer l’ascension, estimé à 2h. On monte au soleil. La montée est rude  et vers la fin très raide avec de nombreux cailloux qui roule sous nos pieds. On croise Alex, qui est déjà installé en haut et qui redescend jusqu’au gîte pour chercher les dodos. Il est fou. On arrive en haut, avec une mer de nuages. C’est bluffant. On prend un cercle de cailloux mitoyen avec les deux frères et on installe notre tente. Il fait chaud. On part ensuite prendre quelques clichés de cet océan de nuages magnifique qui laisse paraître de temps à autre les crêtes volcaniques. Enfin d’après-midi, on se pose au bord d’une crête en attendant le coucher de soleil.  On déguste du saucisson avec les deux frères qui nous offre une dodo durement acquise grâce à Alex. On profite de cet instant paisible et magnifique, le soleil se couche délicatement dans les nuages, laissant une lueur splendide. Puis la température chute brusquement tout comme la luminosité. Direction la tente. La tente n’est pas assez tendue mais au moins nous n’avons pas eu froid une seule fois durant la nuit.  Durant toute cette journée et toute cette nuit nous avons croisé toutes un tas d’équipe qui participer au championnat du monde de raide. 

 DAY 9 | Piton des Neiges > Bourg Murat

 Réveil à 4h du matin après une nuit difficile pour moi parce qu’on était quand même Siri… Le ciel étoilé est magique. La Voie lactée se montre avec une telle magnifie science qu’elle est très facilement perceptible à l’œil nu. L’accord des deux frontales se laisse voir assez près, toutes un tas de gens arrivent du gîte pour voir le lever du soleil depuis le haut du piton des neiges. On se rend au sommet d’une crête déjà bondée de monde.  Les premières lueurs du jour se montrent.  Et le monde arrive en masse c’est vraiment différent du coucher de soleil où il n’y avait presque personne là-haut. Je me décide à aller plus loin sur la crête où il n’y a personne pour le moment. Mais une masse de gens me suit et nous sommes à présent une vingtaine. Le soleil arrive, le spectacle est grandiose bien moins paisible que le coucher du soleil mais tout aussi impressionnant. On croise Thomas et Anaïs puis on remballe l’attente pour commencer la grande descente. Arrivé au gîte, nous avons déjà les jambes cassées par la descente du python.  On prend un café et un thé, un petit jus d’orange et on repart. On dit au revoir à Thomas et Anaïs en espérant les revoir au bord de la plage. On repart les cours de plein d’eau non potable du gîte. On descend sur un sentier de roche difficile et haute. Les genoux et le moral en prenne un coup. J’ai du mal à avancer. La fatigue, les genoux, le temps et le sentir… Rien ne joue en notre faveur. Rien pour égayer cette journée de pluie de farine. Après les roches on se retrouve dans un sentier boueux sur lequel il faut se concentrer à chaque pas pour ne pas glisser.  On marche, toujours et encore dans cette forêt boudeuse qui doit être sympa en temps normal. On monte et on descend d’une crête qui a l’air fort sympathique. Mais le moral est toujours au plus bas. Après plusieurs heures, on sort enfin de la forêt. On se retrouve milieu de prairie avec des vaches. C’est bien plus agréable pour nos pieds détruit par les roches. On marche longtemps. Puis on arrive sur la route. 3 km plus tard on est enfin au gîte de Bellevue. C’est le fondateur du quartier, un vieil homme fort sympathique qui nous emmène au bungalow. C’est un tipi endurent, avec un lit un WC et une douche. C’est tout petit mais avec tout le confort. On n’en profite, douche chaude, au potable, électricité… Puis on va manger un burgers maison Grillanoo. Je ne me sens pas très bien, je pense que l’eau non potable plus fatigue plus mauvaise hygiène au eu raison de moi. Mais la nuit fut très reposante.

 DAY 10 |  Bourg Murat > Gîte du Volcan 

  Après cette très bonne nuit dans le tipi, direction le petit dejeuner au gîte.  On est très bien accueilli et on mange très bien et beaucoup. On rencontre un groupe de cinq personnes, dont deux hommes ayant fait le Grand raid 3 fois. Cette fois ils partent de base vallée avec leurs femmes. Ils se font emmener du gîte au départ du sentier, on n’en profite pour demander s’il reste des places et c’est bon on nous emmène au sentier. On pourra donc éviter le passage par la route. La journée commence bien sous la pluie mais dans la bonne humeur. On marche dans des sentiers traversant des prairies. Le brouillard est présent et donne une atmosphère mystérieuse. On arrive à un croisement, on prend le chemin le plus court qui n’est pas le GRR2. Le groupe de cinq nous a dit que si le temps est couvert, on ne verra rien et le chemin sera plus boueux par le GRR2 de toute façon. Sur leurs conseils, on prend par les prairies. Le chemin monte tranquillement. On croise de coureurs avec deux chiens.  Un peu plus tard, ses deux chiens, une mère et son chiot tournaient autour de nous. On pensait qu’ils appartenaient à une ferme aux alentours.  Mais ils ont continué à nous suivre tout du long. De chien fort agréable. On ne les caressais pas et on ne leur donnait pas à manger pour éviter qu’il me suive… Rien n’y fait. Quand on s’arrête le petit se couche à côté de nous. Un peu plus tard on croise Thomas et Amélie qui reconnaissent les chiens. Le petit se nomme désormais Bobby. On grimpe, traversant la route. Tous les quatre avec les deux chiens. Après un certain temps on arrive au gîte, avec les chiens. Envoie les deux frères, en bois avec eux.  Bobby est bichonner par tout le monde. On part se doucher à l’eau tiède après deux dodos et de rhum arrangé. Bobby et sa mère sont toujours dans les parages quand on part manger. Il y a 72 personnes qui peuvent dormir dans ce gîte sans compter les campeurs. Avant de manger on a bien parlé avec les personnes du dortoir autour d’un feu de cheminée bien chaud dans une pièce chaleureuse à parler de Lifeine et de nos projets futures. On mange. Pour se servir tout le monde se rue sur les marmites, c’est très bon et copieux comme dans tous les gîtes que nous avons fait. 

 DAY 11 |   Gîte du Volcan  >  Gîte du Volcan

 Après une bonne nuit de sommeil. Avec Amélie dans le dortoir qui crie pendant son sommeil « Alors c’est bon ! » et « Non, Non, Non ! » nous nous réveillons tous les quatre sous la chanson du Roi Lion de Benjamin.  Direction le petit déjeuner. Puis départ pour le piton de la fournaise. On marche vite et on est dans le brouillard. On aperçoit des coulées de lave. Les dessins que forme la lave sont géniaux. On monte encore et encore. Marchant dans la roche volcanique. Il y a énormément de monde. Le ciel se dégage et nous laisse à percevoir l’enclos. C’est impressionnant. Arrivée en haut au bout de deux heures au lieu de trois. Ne pas avoir de gros sac c’est quand même autre chose. On voit les deux frères et… La mère de Bobby ! Elle est monté avec d’autres marcheurs.  Quelle aventurière ! Et donc ce cratère de Lomier est bien c’est un… Gros trou ! À mon avis pour moi, la vue sur l’enclos est bien plus intéressante ! Après 30 minutes, Thomas et Amélie arrive avec le gros sac. On reste un peu ensemble soleil. Après une petite demi-heure on fait nos adieux en espérant les revoir aussi sur la plage. On redescend du cratère à vive allure ce temps de rechange. Un vrai plaisir. On remonte les derniers escaliers et on arrive au gîte au bout de 1h45. Un aller retour de 3h45 au lieu de 5h30. 

 DAY 12 |   Gîte du Volcan  >  Basse Vallée

  Aujourd’hui deuxième jour de notre Trek. Le dernier de toute notre aventure ! Et surtout un jour où nous doublons l’étape. Nous commençons par contourner tout l’enclos du volcan la vue sur les cratères et sur les coulées de lave et tout simplement hallucinantes. Nous avançons le long de l’enclos, Il fait beau il fait bon tout va bien pour marcher. Nous continuons et nous traversons d’anciennes coulées de lave ainsi que quelques cratères. Il fait beau, il fait bon, tout va bien pour marcher. Nous continuons et nous traversons d’anciennes coulées de lave ainsi que quelques cratères. Je manque de tomber au fond d’un cratère après qu’une roche se soit brisée sous mon poids.  Le terrain est assez agréable. Puis nous arrivons sur un sentier avec de la roche volcanique, les cailloux étant très rond, ça glisse… Chaque pas doit être calculé car la descente sur des cailloux roulant est simplement horrible. Un peu comme la descente du piton des neiges. Et Benjamin tomba à cause de ces foutues pierres roulantes. Après de longues minutes sur ce chemin, nous arrivons dans une forêt primaire très ancienne est très épaisse. Il se met à pleuvoir, tout est humide, le chemin est très boueux…  il pleut de plus en plus, des flaques se forment et sont de plus en plus grande, le chemin glisse, il y a de nombreuses pente très difficile à passer sans glisser… Cette descente est vraiment un calvaire. On fatigue, mais on continue à avancer. On arrive au gîte de base vallée,  mais nous avons décidé de doubler l’étape, donc nous descendons jusqu’à l’océan. Ces deux heures annoncées jusqu’en bas s’éternisent, c’est très long, nous sommes à bout de force, je marche presque en dormant. C’est dur.  Puis enfin nous voilà arrivés à basse vallée. Nous marchons encore un peu et nous arrivons à l’hôtel avec piscine.

Conclusion

Voyage fort intéressant pour toute personne en quête d’aventure, de liberté ou de challenge sportif. Ce fût le plus dur de nos périples, mais aussi un des plus beaux ! Contempler le couché de soleil seul, coupé du monde et au-dessus des nuages n’a pas de prix.

En bref, il est difficile pour nous d’exprimer et de partager toutes ces belles choses que nous avons vécu. Des articles détaillés de chaque étape arriveront très prochainement, mais ce ne sera pas assez. Alors il nous reste une seul chose à te dire : Lance-toi ! ☺

PS: Les articles détaillés de chaque jour de ce trek sont en cours de préparation ! N’hésite pas à repasser par ici pour les lire ! 🙂

Et enfin pour le plaisir des yeux, la petite vidéo habituelle vous attend :

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